Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

C'est tout ou rien...

Chroniques d'un monde ailleurs

Alchimie | 07 octobre 2006


"Lege,lege,relege,ora,labora et inventes"


Alchimie des sens.
Sens absolus.
Absolu immaculé.

Publié par tara13 à 23:42:07 dans Ces lettres que l'on déchire et que l'on jette... | Commentaires (1) |

Ivresse platonique | 02 octobre 2006




Amour des Dieux et des mythes.

De ne pouvoir être consommé c'est un amour qui ne meurt pas,
M'interdissant tout repos,damnant mes jours et mes nuits;
A la lueur vacillante des lampes languissantes,je goutais à l'infinie gratitude des anciens remords.
Puis venant à moi les larmes du tourment,je souffrais dans ma sinistre alcôve,retenant mon souffle,
Epanchant ma douleur dans la lassitude d'un repos amère.
Maudit soit à jamais cet amour qui n'en est pas un.
Telle une soif toujours inépuisée,je n'ai de cesse d'imaginer tes baisers aussi légers que les éphémeres;
Pourtant c'est une volupté que je ne désire goûter.
Je rêve à notre union mystique mais cela ne suffit pas à rassasier le gouffre de mon coeur.
Brûlant mon sang et mon être,c'est un volcan stérile qui n'apporte que d'écoeurant frissons.
Seul le silence couve mon cruel secret,me berçant du vin des amants.
Harcelée par des amours libertins,je me perds dans des tourbillons d'étourdissantes orgies;
J'essaye de retrouver les anathèmes hideux de ces ennivrantes nuits de trouble
Mais mon ivresse me voile les yeux;C'est à la clarté rouge de mon verre miroitant
Que,
Ce soir je bois à mes amours platoniques
.

Publié par tara13 à 21:47:45 dans Ces lettres que l'on déchire et que l'on jette... | Commentaires (0) |

Les fantômes du passé. | 02 octobre 2006



Abscense invisible.
Déchirure.
Je l'admirais mais il n'était que chimère, un fantôme, la paleur d'un siècle de tempête.
Rien qu'un étrange songe qui disparait à la lueur du crépuscule.
Il n'était que le faible espoir dans lequel j'effleurais ma sinistre délivrance.
Une bulle d'éther chassant la vile plénitude, la cruelle solitude de ce noble océan entouré de terres gastes de richesses.
A l'heure où s'eteindront les étoiles du firmament, lorsque sonnera le glas de l'oraison, alors je partirais, voguant vers l'horizon, vers d'autres latitudes , dans le sommeil d'une nef  toutes voiles tendues.
Et peut être qu'un jour, lorsque le vent rapportera les échos du silence, je reviendrais portant fièrement ma bannière  sur une épave par le temps et la froide écume éprouvée.
Mes cendres s'envoleront alors avec la brise de l'automne parmis les lambeaux des nuages de coton, balayant les vertes collines, sillonant les sombres forêts d'un continent en ruine.
Et seulement après seront exorcisés les pauvres fantômes de mon passé.

Publié par tara13 à 20:19:59 dans Mise à nue | Commentaires (0) |

Rêve | 20 septembre 2006



                   Tout à l'heure,j'ai fait le récit dans mon journal de rêves d'un des rêves les plus saisissant qu'il m'est été donné de faire.Et tout en décrivant l'atmosphère qui y règnait,je ne pouvais empêcher mes larmes de couler.Ma vue se brouillait,ces larmes tombaient sur ma feuille et noyaient l'encre des mots de mon récit.C'était comme si,malgré le fait que je veuille en garder une trace,quelque chose cherchait à l'effacer,à effacer ces mots si chers destinés à ne pas me le faire oublier.J'épongeai les gouttes d'eau sur ma feuille à l'aide d'un mouchoir mais les mots avaient déja disparu.

Ces rêves sont pour moi une véritable richesse,il n'y a que dans mes rêves que je parviens à me retrouver.Pour moi ils ne sont pas communs,ce sont des mondes que j'invente,où je me réfugie,où le ciel est souvent gris et les arbres toujours en automne et où les vieux châteaux et les vieilles histoires existent réellement.
Je préfere vivre dans ce monde de chimères.La réalité est trop amère et âpre,trop dure et brutale.
Notre esprit ne peut rien y créer et en subit seulement les naufrages.
Si tu savais comme la réalité me blesse.Comment pourrait-on vivre de manière heureuse dans ce monde alors qu'à tout moment pèse sur nous la griffe du destin qui au moindre faux pas nous lacère les épaules et nous fait trébucher?

Je vais te raconter un de mes rêves qui en fait n'est qu'un tableau,une esquisse d'un paysage.
Dans ce rêve je me trouve sur un chemin pavé de briques jaunes.Le spectacle qui s'offre à moi est époustoufflant:le ciel est presque noir tant les nuages sont épais,l'orage menace d'éclater à tout moment,un vent violent balaye mon visage ainsi que les arbres alentours,les feuilles tourbillonnent dans les airs et s'effritent au vent.
Je suis dans une sorte de vallée,encaissée entre des montagnes qui se dressent de part et d'autre d'une grande étendue d'eau.C'est un lac,un gigantesque lac artificiel s'étendant à mes pieds.Il est si vaste et si profond que mon regard ne parvient pas à en percer les eaux sombres,presque noires.L'eau stagne à sa surface et s'irise de ridules à chaque bourrasque de vent.
Le lac est bordé de pavés jaunes qui forment à certains endroits des paliers donnant naissance à de petites chutes d'eau où bascule cette sinistre eau noire.  Le plus saisissant de tout ce spectacle,ce sont les cinq châteaux qui se dressent à l'aplomb des montagnes tout autour du lac.Ce sont de vieux châteaux,que le lierre et la pluie ont rongé et que le temps a cru bon de laisser debout tels des ruines d'un âge révolu.Les rares fenêtres visibles de l'endroit où je me trouve,reflètent la noirceur du ciel.
Un de ces châteaux m'intrigue plus que les autres.Il se dresse,menaçant,effrayant,sur la rive opposée du lac.Mais pourtant,des cinq,seul celui ci retient mon attention.Une longue marche commence afin de s'en approcher.Une fois arrivée devant le château,je rencontre un pont.Ce petit pont qui se tient devant moi est jonchéde pierres jaunes qui contrastent de façon saisissante avec le milieu qui m'entoure où l'obscurité et le brouillard s'attardent.Une petite cascade fait entendre son bruissement et l'on perçoit l'écho du vent dans les joncs bordant l'eau.
Les hautes fenêtres des tours de ce château de pierres grises m'intimident.Je m'imagine des ombres m'observant,tapis dérrière ces vitres impénétrables.Je me sens si seule,si étrangère à toute cette atmosphère.Mais ce malaise est quelque chose que j'aime ressentir,je me sens heureuse,si complète,je me sens moi-même.Je traverse le pont,lentement,un pied devant l'autre marchant vers l'inconnu,mais plus j'avance,plus la distance qu'il me reste à parcourir augmente et le pont semble s'allonger.Je commence à paniquer et me met à courir.Je trébuche.Et tombe.
Lorsque je me relève,les paumes de mes mains sont en sang et je me trouve devant la lourde porte en bois forgée de la bâtisse.Une pression de l'èpaule sur la porte et étonamment,elle cède livrant passage à une nuée d'air vicié et de poussières.Apparamment,cela faisait longtemps que cette porte n'avait été ouverte.
Je m'asseoie devant cette porte entre-ouverte et hésite à entrer.Ce n'est pas le crainte qui me retient mais juste un profond respect pour ces lieux,un respest que je ne pourrais expliquer mais qui me lie à cette endroit.Après un temps de réflexion,je ne peux me décider à franchir le seuil et je referme la porte.Je tourne le dos à cette sombre ruine et m'éloigne,sans regards en arrière,vers le pont.Une fois sur le pont,j'aperçoie,de l'autre côté,un cheval blanc,une longue crinière au vent,il commence à avancer vers moi.Puis il s'arrête.Tout à coup,il me charge.J'ai à peine le temps de sauter sur le parapet du pont que je sens me frôler la bête en furie qui continue sa course folle jusqu'à disparaître dans la brume.Je suis de nouveau seule,il n'y a pas âme qui vive à la ronde.Pas d'animal,rien.

Ce monde tout à coup me parait figé,ce lac est bien trop sombre et calme.Je commence à suffoquer.Je me met à hurler.L'échos de ma voix se heurte aux montagnes et ce son résonne dans toute la vallée.Mes yeux se brouillent et les larmes se mettent à couler abondamment.Je pleure à genoux pendant un long moment,m'écorchant les genoux sur les pavés.
Puis épuisée,je finis par m'endormir au milieu de ce pont,près de ce château,de ce lac,à l'ombre de ces montagnes,et sous ce ciel anthracite.

Publié par tara13 à 22:53:46 dans Ces lettres que l'on déchire et que l'on jette... | Commentaires (0) |

Oublie. | 20 septembre 2006



Le 15 Juin 2005
A M*******

Si mes calculs sont bons,tu devrais recevoir cette lettre à ton retour de Waterloo.
Je voulais te dire que je suis désolée, sincèrement désolée. Encore une fois la culpabilité me ronge et je ne sais plus vers qui me tourner. Cela doit être réconfortant quelque part de se dire que l'on peut toujours se tourner vers Dieu.
Est-ce trop tard? Oui, sûrement car je sais que malgré tous les efforts que je pourrais faire, ma foi ne sera jamais sincère.
Je croyais que tu comprendrais,je pensais que ne faisant pas parti de cette époque, tu ne croirais pas aux caprices  d'une enfant trop gâtée.
Une enfant trop gâtée, est ce tout ce que je suis à tes yeux?
Et bien tu te trompes.
Oublie moi,oublie tout ce que j'ai pu te dire, oublie.

Publié par tara13 à 21:48:38 dans Ces lettres que l'on déchire et que l'on jette... | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| >>

Tous les derniers titres