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C'est tout ou rien...

Chroniques d'un monde ailleurs

Un après midi au Père Lachaise | 17 septembre 2006



En cette triste journée d'autome, les feuilles de marroniers éparses sur les allées du Père Lachaise, les pelouses vertes impecablement tondues, les buis bien taillés, tout semble figé dans ce carré de grisaille et de pierres vieillies. Sur un banc à l'ombre d'un arbre, une vieille femme blonde avec un accent anglais, lit un roman d'un auteur mort depuis des siècles, son oeuvre à traversé le temps, ironie funeste alors qu'il se trouve couché à quelques pas d'ici.
Les passants, curieux , voyeurs morbides ou nécrophiles, s'attardent le long de cette procession de noms sans fin.
Famille Le Jeune, famille Luck, famille Cottin... tant de noms couchés sur la pierre mais qui ne signifient plus rien.
Visiter les cimetières est devenu une mode et le Père Lachaise est à la mort ce que Lacroix est à la mode.
Certains y viennent pour flâner, se perdre, s'engouffrer au hasard dans les milliers d'allées de ce labyrinthe, s'arrêter sur quelques noms et prendre le temps de rêver, d'inventer des vies à ces épitaphes, de matérialiser l'immatériel.
Les autres y viennent armés d'appareils photo, de caméras, le portable à la main, menés par leur guide.
On les reconnait à leurs cartes qu'ils tiennent devant eux tout en marchant sans même jeter le moindre regard sur tous ces anonymes.
Anglais, allemands, français, jeunes, vieux, qui aurait cru que ce lieu de mort déborderait un jour d'autant de vie?
Père Lachaise, nécropole cosmopolite, attraction malsaine, lieu d'histoires et d'Histoire.

Publié par tara13 à 13:52:06 dans Journal de bord | Commentaires (0) |

Ce soir... | 15 septembre 2006


Voici un petit texte écrit par une personne à laquelle je tiens énormement mais qui ne connait pas encore sa vraie valeur:





Ce soir est un soir comme tant d'autres
Bercé par le son d'une musique accoustique
Je regarde ces murs vides
Pas de photos, pas d'affiches
Tout s'est envolé avec le temps
Tout ce chemin parcouru
Et aujourd'hui verser des larmes pour un oui, pour un non
Le bonheur n'est pas au bout du chemin
Il est comme ces rêves de gosses
Jamais concrétisés
Mais maintenant je suis avec toi
Main dans la main
Face à ce funeste destin.

Publié par tara13 à 15:58:08 dans Soir d'automne | Commentaires (0) |

Fiction d'une âme | 02 septembre 2006

Il croit qu'il n'a jamais été aussi entouré de sa vie,et pourtant...Pourtant voilà,il est seul,seul.
Seul,que ce mot l'angoisse,qu'il le torture.Rien que de le prononcer,sa peau s'hérisse,sa gorge se noue,un frisson lui parcourt l'échine,il pleure.
Une larme roule sur sa joue pour se perdre et mourir aux coins de ses lèvres.Son petit goût salé le fait sourire.
Quel est ce mal?Quel est cette chose qui le ronge?Pourquoi?Tant de questions posées aux étoiles mais qui n'ont pour réponses que le vent qui hurle.
Rien ne l'effraie,si ce n'est d'être seul.Dès qu'il est seul,il s'empare de lui,le possède,il n'est plus lui même.
Parfois il se demande si ce n'est pas le véritable lui,peut être est-il cet être décharné dont les pensées ne sont que chaos,dont les sentiments ne sont que haine et douleurs.Peut-être est ce bien lui?Ses pensées sont si confuses,est-ce de la folie?
Il lutte,il lutte contre lui même.Oui,il est fou!
Un tel doute le ronge,tant de questions le hantent qu'il n'est pas assez fort pour se relever.Alors il se laisse submerger et coule au fond de cette abysse où seuls les battements de son coeur lui rappellent qu'il existe.
Il est encore jeune et libre,rien n'est perdu.Cependant,il demeure prisonnier de son esprit,toutes ces pensées sont une cage où il se meurt,où il pourrit.
Il n'est plus rien.
Les âges de cette terre se consument les uns après les autres,rien n'échappe au temps.
Et pourtant,ses sentiments,eux, sont intemporels;Ce désespoir ne peut être celui d'une aussi jeune personne,aucun coeur ne peut être à ce point corrompu,aucun.
Ce  mal vient d'ailleurs,mais il ne peut s'y soustraire,malgré tous les efforts qu'il fait,où qu'il soit,il le ronge,le torture,il souffre.
Il préfererait mourir,mourir seul pourra être sa délivrance.Il délire tant son âme souffre.Mais il ne veut pas sombrer dans la folie,il n'est pas fou!!!
Est-ce une maladie,qui putrifie tout ce qu'elle touche?Est-ce une maladie qui a fané l'innocence de sa jeunesse?
Oui car la folie est une maladie,une graine de folie qui contamine ses songes les uns après les autres.
Le désespoir où il est a corrompu le moindre de ses rêves,tout n'est désormais que poison.Les ronces ont envahis le jardin de fleur qu'etaient ses rêves.Ô douce espérance,où t'es tu échappée?Il n'espere plus rien.Ambition,désirs,tout n'est que ruines;Ruines d'un temps plus heureux,mais y en a-t-il vraiment jamais eu un?
Douce mélancolie,doux regrets, bercez le jusqu'au matin!Vous qui empechiez son sommeil,il est à vous jusqu'à demain.Toute sa volonté n'est plus que néant.
Il s'endort.

Publié par tara13 à 00:44:48 dans Graine de folie | Commentaires (0) |

Ruines d'un amour | 02 septembre 2006

Entre ces souvenirs mon coeur balance,
Amour en ruine,ruine d'un âge que je n'ai vécu;
Tout ce disperse et passe comme les couleurs de l'automne
Dès que viennent les premières brises glacées de l'hiver.
Brûle!Brûle mon amour,mon chagrin et ma douleur
Emporte les cendres de ce coeur qui ne sait aimer,
De ce coeur qui n'a su avouer
La réalité d'une histoire hélas! bien vraie,
L'histoire de la fille qui n'a jamais aimé.
Une fille triste comme le sont les froides nuits d'hiver
Lorsque la lune éclaire les rue désertes d'une ville fantôme
.

Publié par tara13 à 00:02:13 dans Mise à nue | Commentaires (0) |

Une seconde... | 01 septembre 2006

Douce clairière,entourée de bois.
Une fille de l'air allongée dans l'herbe.
Regardant le ciel,fascinée par cet instant semblant durer tout un siècle,
Le vent joue à balayer l'herbe,sillonne,plie et dresse tout autour d'elle,
Un monde qui lui appartient.Le soleil chauffant sa peau,
Elle rêve d'autres horizons,d'après midi d'été auprès d'un grand chêne,
Les pieds nus foulant la terre et la mousse comme matelas;
Mais ce siècle ne dure qu'une seconde,une seule.

Publié par tara13 à 23:48:35 dans Mise à nue | Commentaires (0) |

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