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  • Assise sur la margelle de la fontaine,
    Les quatre points cardinaux qui ne furent jamais cardinaux derrière moi,
    Sénèque entre les mains,
    Je me demande s'il viendra.
    La place est balayée par le vent.
    C'est un point de rendez-vous de jeunes gens.
    14h25.
    Des éclats de rires, des discussions étouffées, des touristes.
    Une page, deux pages, trois pages.
    14h30.
    Mais au fait, comment le reconnaitrais-je?
    Les tours de Saint-Sulpice sont vraiment magnifiques.
    Paraîtrait qu'elles soient plus hautes que celles de Notre-Dame.
    De Vita Beata ne m'aura guère tenu compagnie bien longtemps.
    14h35.
    La fin du texte est perdue.
    Une ombre à côté de moi.
    Je lève la tête, et sous des cheveux châtains en bataille,
    Un visage clair et souriant me regarde.


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  • A la tienne Pierre, puisse cette soirée être aussi inoubliable que celle à Bastille.

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  • Je pose mes mains sur le piano.
    Les Consolations.
    Liszt.
    La n°3.
    Le temps s'arrête au bout de mes doigts.
    Mon annulaire déraille. Une fausse note.
    Un soupir. Tout s'envole.
    Légèreté. Grâce.
    Rester concentrée. Finir le morceau.
    Emportement. Une larme.
    Que j'aime mes mains courant sur ce piano.
    Instrument qui imprime son mouvement à un autre instrument.
    Rien ne me libère plus que de jouer sur ce piano.
    Effleurer, appuyer, caresser,
    Une noire, une blanche.
    Une croche, une ronde,
    .... puis un silence.


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